Une nuit à la belle étoile

Une nuit à la belle étoile

le 28/01/2008

Hier dimanche, journée froide comme prévu : -25°C. A la fin de l’étape, Stéphane décide de passer une nuit… à la belle étoile ! « Je ne voulais pas perdre de temps à monter et à démonter le camp, afin de partir tôt demain matin pour arriver à Sevettijarvi. J’ai donc décidé de dormir dehors.

En fait, la tente ne protège pas énormément du froid : il doit y faire à peine 4 à 5°C de plus. A -25°C, cela ne change pas grand-chose… Le seul usage de la tente, c’est de stopper le vent et la neige. Comme il n’y en avait pas, elle devenait inutile. » Nuit à la belle étoile, donc, mais pas sans un minimum d’équipement : « le sac de couchage, c’est bien mais ce n’est pas le top. J’ai dormi habillé, avec ma combinaison ‘’grand froid’’ que je mets normalement quand je suis en statique, quand je monte le bivouac. Sans elle, c’était vraiment frisquet… »

Lundi matin, le départ fut donc bien plus rapide : « si je ne démonte pas le camp, je peux gagner jusqu’à une heure. Car mine de rien, ça prend du temps et de l’énergie, deux choses qu’il faut économiser dans une telle expédition. » Stéphane a profité du relatif ensoleillement de la journée polaire pour utiliser pour la première fois le panneau solaire. Celui-ci doit lui permettre de recharger ses appareils électriques, comme sa lampe frontale, qu’il utilise à la nuit tombée, ou le FlotSat qui permet de suivre l’expédition en temps réel. Malheureusement, le résultat n’est pas à la hauteur des espérances : « la faible lumière de l’hiver polaire n’est pas suffisante pour bien recharger les batteries des appareils. Cela marche à peu près pour les petits appareils comme ma lampe frontale, mais ce n’est tout de même pas la joie. Le panneau solaire ne m’a servi à rien pour recharger la batterie du FlotSat. Heureusement, j’en ai une seconde totalement chargée. Elle devrait pouvoir tenir jusqu’à Nuorgam, où je pourrai les recharger correctement. »

Petite déception en arrivant à Sevettijarvi : « en fait de village, il s’agit plutôt d’un hameau où il n’y avait rien ! Je pensais acheter les deux ou trois petites choses qui me manquent comme des bandages pour mes pieds, des briquets et de la vraie nourriture, car je commence à en avoir marre des féculents et des rations lyophilisées. Cela n’a pas été possible… »

Ce soir, Stéphane campe à une quarantaine de kilomètres du fjord Varanger, qu’il devrait atteindre dans deux ou trois jours. « Au début du fjord, il y a Neiden, une petite ville norvégienne. J’y trouverai peut-être ce dont j’ai besoin. » Dans quel état Stéphane va-t-il trouver le fjord ? Il n’en n’a aucune idée et cela ne le préoccupe pas pour l’instant : « une aventure comme celle-ci s’écrit au jour le jour. Je me débrouillerai de toute façon : si le fjord n’est pas praticable, je passerai par les côtes si elles ne sont pas trop abruptes. Mais de toute façon, j’y arriverai ! »

Avec un tel moral, rien ne devrait lui résister !



Les loups de la Toundra

« le 30/01/2008

Journée de galère

le 26/01/2008 »