
le 03/02/2008
Grosse journée de marche samedi : « j’ai donc continué à avancer sur la route, comme prévu », nous raconte Stéphane lors de notre conversation téléphonique. « La progression est fatigante car la route est pleine de montées et de descentes. Il ne s’est vraiment rien passé de particulier et la journée a été assez monotone. »
Même chose dimanche matin : la succession de côtes et de descentes fatigue Stéphane un peu plus que prévu. A tel point, d’ailleurs, qu’il consomme la totalité des barres énergétiques en sa possession. Il faudra maintenant faire sans jusqu’à Nuorgam.
Heureusement, la fin de journée lui réserve une belle surprise : « je suis arrivé sur la mer de Barents, à un endroit où j’avais une magnifique vue sur la totalité du fjord Varanger. C’était grandiose ! Ce sont des instants magiques comme celui-ci qui récompensent tous les efforts consentis lors d’une expédition. J’ai fait presque 250 kilomètres en 20 jours pour arriver ici et je ne regrette rien. J'ai même versé ma petite larme… »
Depuis qu’il est sur la route, Stéphane progresse plus rapidement que prévu. Ainsi, en trois jours, il a parcouru un peu plus de 50 kilomètres. Malheureusement, les conditions climatiques ne s’arrangent pas, loin de là : « la température est maintenant positive, autour de +2 ou +3°C. Plus je me rapproche de la mer et moins il y a de neige. Elle fond et se mêle au sable et aux graviers. La situation devient préoccupante et je ne suis pas sûr de pouvoir continuer à avancer. A tel point que j’ai dû déchausser mes skis en fin de matinée et continuer ma progression à pied car il n’y a plus grand-chose sur la route qui me permette de glisser.» Et comme un malheur n’arrive jamais seul, Stéphane rencontre un problème avec le FlotSat, dont les batteries sont à plat malgré la recharge faite à Neiden, il y a deux jours. Suivre sa progression au jour le jour risque de devenir difficile jusqu’à ce qu’il atteigne Nuorgam, où il pourra les recharger à bloc. Espérons que la batterie du téléphone tienne le coup jusqu'à Nuorgam...
Faut-il le préciser, le moral de Stéphane n’est pas vraiment au beau fixe. D’autant plus qu’il lui reste à peine 50 kilomètres à faire avant d’arriver à Nuorgam. « Ce soir, je campe à côté de Gandvik. La journée de demain sera décisive : je vais continuer un peu en tractant les pulka et je serai rapidement fixé sur la suite de l’expédition. Soit je peux continuer en ski, soit je dois envisager de prendre un bus ou faire de l’auto-stop jusqu’à Nuorgam ».