
le 07/02/2008
Mercredi, journée difficile. Stéphane ne se sent pas très bien : « j’ai commencé à avoir mal au ventre mardi soir et j’ai vomi toute la nuit.
Je ne sais pas à quoi c’est dû : la nourriture achetée à la station-service ? La fatigue ? Un coup de froid ? Ou peut-être un peu de tout cela. La progression n’a pas été évidente. Je faisais un kilomètre puis je m’arrêtais, malade. Puis je reprenais ».Il arrive finalement sur la rivière Tana en fin de journée. Celle-ci est, comme on le lui avait dit à Varangerbotn, totalement gelée. «J’ai monté le camp une fois arrivé sur la rivière. J’étais fatigué et malade. Je l’ai été toute la nuit. Pour tout arranger, le vent s’est levé en soirée et n’a pas cessé de la nuit. »
Lever de camp difficile jeudi matin, le vent ne facilitant pas l’opération. « Le vent avait soufflé toute la neige, il n’y en avait quasiment plus sur la rivière. Aujourd’hui, elle ressemblait à une patinoire. En plus, j’avais un vent de face qui ne facilitait pas la progression. Bref, il n’y avait rien qui m’aidait et j’ai cru que je n’arriverai pas à faire les 20 kilomètres qui me séparaient de Nuorgam. »
C’est malade et fatigué que Stéphane arrive finalement à Nuorgam, en milieu d’après-midi : « je me suis installé dans un petit chalet situé sur le camping du village. Je suis au chaud, j’ai réussi à manger des aliments frais. Je compte faire une bonne nuit pour me remettre d’aplomb ». Et ensuite ? « Demain, j’ai une journée chargée : il faut que je récupère le colis de nourriture que je me suis envoyé par la poste avant de partir d’Ivalo, que j’aille faire quelques courses, que je remette de l’ordre dans les traineaux et que je m’occupe de recharger les batteries du FlotSat ». Bref, la journée va être courte. Stéphane pense reprendre la route samedi, à moins qu’il ne soit trop fatigué : « j’ai fait un peu plus de la moitié du parcours, je peux m’accorder au besoin une journée de repos supplémentaire si j’en ressens le besoin. » Comme quoi on peut être un aventurier et être parfois raisonnable !