
le 13/02/2008
« On va faire vite, vu qu’il y a du blizzard. Je suis resté bloqué toute la journée. J’ai trouvé un refuge et comme le téléphone satellite ne capte pas de l’intérieur, je suis dehors. »
D’ailleurs, il n’y a pas qu’à l’intérieur que la communication téléphonique par satellite ne passe pas correctement : Stéphane devra nous rappeler trois fois pour une conversation de quelques minutes.
« Hier, la progression a été très difficile car il y avait un vent de sud que je prenais de face. J’ai fait une quinzaine de kilomètres et je suis arrivé en fin de journée sur ce refuge, en pleine toundra. La météo étant de moins en moins bonne, j’étais bien content de l’avoir trouvé pour y passer la nuit. Durant la nuit, le vent a bien forci et a duré toute la journée. Je n’ai pas pu bouger du refuge. Le bois, situé juste à côté est enseveli sous la neige, le vent est terrible, il y a des congères énormes et une visibilité nulle. »
Le temps est mauvais, mais ce n’est malheureusement pas le pire : « je pensais être guéri de mes problèmes intestinaux, mais ce n’était que passager. Après une journée sans problème notable, je suis retombé malade. J’ai eu des maux de ventre très forts et j’ai été dérangé pendant toute la journée. Aujourd’hui, je suis à mi-parcours entre Nuorgam et Sevettijarvi. Si le temps redevient correct, j’arrive normalement dans trois jours à Sevettijarvi. Si ma santé ne va pas mieux, j’arrêterai l’expédition en arrivant là-bas. »
Après avoir raccroché, nous sommes pensifs et un peu inquiets. Stéphane semblait tendu et fatigué pendant notre brève conversation. Il nous faudra attendre son prochain appel vendredi pour savoir s’il va mieux.