Bientôt la fin...

Bientôt la fin...

le 21/02/2008

« La nuit à la belle étoile s’est très bien passée », nous raconte Stéphane lors de notre conversation de ce soir, « Il n’a pas neigé et il n’y a pas eu de vent. Je me suis réveillé en forme, avec le sac de couchage recouvert de givre.

J’ai allumé un feu afin de pouvoir le sécher et me réchauffer. Nous sommes partis tout de suite après, c'est-à-dire assez tôt. Malgré un ciel peu dégagé, les conditions météo étaient très bonnes : pas de vent, temps stable. Nous avons continué la traversée d’ouest en est du lac Inarijarvi, avec des températures confortables variant entre -10 et -15°C. La journée fut longue et la progression très agréable. La neige est parfaite pour avancer en ski. Ce sont les conditions que j’aurais dû avoir depuis le début… » Stéphane passe la nuit dans un Kotta, sorte de petite hutte en bois, au chaud mais vraiment fatigué.
Départ jeudi matin à l’aube. « Aujourd’hui, les conditions étaient idéales: beau temps et pas de vent. Il n’y avait pas un bruit, c’était d’un calme incroyable. Nous étions totalement seuls. J’ai été impressionné par le côté gigantesque du paysage. Nous avons progressé toute la journée dans une ambiance unique, quasi-mystique ! Je savoure, je profite vraiment de cette longue traversée du Lac dans des conditions de rêve. »
Ce soir, Stéphane retrouve une vieille connaissance : « je passe la nuit dans une cabane où je suis déjà passé ! J’y ai déjà dormi le deuxième ou le troisième jour de l’expédition. » Les refuges possèdent tous un registre où les chaque personne qui y passe note son nom, ce qui facilite leur recherche en cas de problème. C’est avec un peu de nostalgie qu’il y retrouve les quelques mots qu’il avait laissé le 19 janvier, lorsque le blizzard l’a forcé à y passer plus de temps que prévu.
Stéphane vit les derniers jours de l’expédition et cela commence à se sentir : « Je n’ai quasiment plus d’essence pour le réchaud et j’arrive aussi sur la fin des provisions. Je n’ai déjà plus de barres énergétiques et il me reste une journée et demie de nourriture. Je compte faire demain une grosse journée pour arriver à Ivalo après-demain en fin de matinée. De là, je veux prendre rapidement le camion pour redescendre en France, pour objectif d’y être mardi. »